The painter
2007·26 min·90% liked·6.4K Vues
Toutes les nuits la peintre se réveille trempée par ses cauchemars, la peinture partout sur les bras comme du sang. Ses démons continuent de lui répéter : tranche-toi le poignet, fais couler le rouge, donne à la toile ce qu’elle préfère. Ce soir le cauchemar enfonce la porte. Ses ombres sortent des coins, trop réelles pour être des fantômes, que des griffes, de la chaleur et du muscle. Deux, trois, peut-être quatre lui attrapent les bras par-derrière et les écartent, pendant qu’un autre lui force les cuisses pour qu’elle soit bien ouverte contre la table mouillée. Ils n’y vont pas mollo. Ils la rentrent sec, gros et brutaux, en faisant craquer la toile trempée sous ses fesses. Un bien profond, un autre glisse des doigts graisseux à côté de la queue qui continue de marteler, fourrant tout ce qu’il peut à l’intérieur. Elle bloque un cri qui se transforme en un gémissement dégueulasse, le sperme qui dégouline déjà en longs fils collants le long de ses genoux. Ils se relaient comme des voleurs qui partagent le butin, deux grosses queues qui l’empalent dans les deux sens pendant qu’un autre lui tripote le cul, enfonçant la paume et le sexe pour élargir le trou jusqu’à ce qu’il l’avale tout entier. Douleur, honte, chaleur, tout vient d’un coup comme de la peinture jetée à la va-vite ; son chef-d’œuvre se construit coup par coup, humide et violent. Ce n’est plus un rêve. Ses ombres sont en train de réécrire sa chair comme sa peinture avait l’habitude de tout couvrir.













