Her Masterpiece
2024·32 min·96% liked·22.2K Vues
Tori a lâché son pinceau. Encore une tentative sur ce putain de tableau et quelque chose clochait toujours. Elle pensait connaître les courbes féminines comme sa poche, mais là, ça ne passait pas. Puis Queenie s’est glissée derrière elle, les bras autour de sa taille. "On dirait que t’as besoin d’une autre sorte de thérapie" qu’elle lui souffle dans le cou. Tori a ri. Elle sentait déjà qu’elle y allait. Elles ont bousculé le chevalet sur le côté et se sont embrassées, mouillées, insistantes, jusqu’à ce que les fringues tombent par terre en laissant des traces de couleur partout. Tori ne s’attendait pas à cette sensation quand elle a passé ses mains sur le ventre doux de Queenie et que tout s’est soudain éclairé. Apparemment ces lèvres avaient la réponse : rose bébé, glissantes, chaudes à l’endroit où les siennes voulaient aller. Pieds qui cognent contre le montant du lit, Tori glisse deux doigts lentement, les recourbe exactement là où la chaleur lui dit d’arrêter de chercher et de bien appuyer. Queenie enroule ses jambes autour de sa taille, ses talons qui la rapprochent. Tori colle son nez dans la gorge de Queenie, les couleurs qui tournent dans sa tête pendant qu’elle suce un sein tout doux et que ses doigts vont et viennent. Les bruits que fait Queenie remplissent chaque seconde. Cette femme que Tori essayait de peindre, elle l’avait juste sous elle. Les corps qui s’entrechoquent, les hanches qui bougent fort, les draps trempés de sueur et tout oubliés sauf le rythme qui monte, plus sale, plus profond. Chaque gémissement fait naître une nouvelle teinte dans le ventre de Tori. Et quand Queenie jouit contre sa main, tout tremble. Après, leurs cils sont encore tout collants. Tori veut juste allumer pour noter ça sur la toile, mais Queenie attrape son poignet. Fini. Elles restent là, rouges, brillantes, et cette image qu’elle cherchait glisse enfin sur le pinceau comme si c’était la chose la plus naturelle du monde. La féminité s’est dessinée avec de la sueur et de la chaleur, rien d’autre.
Réalisateurs:Stella Smut













